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AIX et ARLES

Diocèse

Bienvenue sur le site de la paroisse de La Fare-les-Oliviers

Vue prise de Sainte-Rosalie (carte postale expédiée en 1904)

Le fossé du seigneur

Creusé en 1617, le fossé a servi à faire tourner les moulins et à irriguer les terres.

On voit ici le fossé en amont de "la Machine" : l'édifice carré servait à abriter un système sophistiqué de martellières qui réglaient le débit du canal pour le Grand Moulin, en aval, et pour l'irrigation des terres au sud-ouest du terroir.

Le Pont de l'Arc  (carte postale écrite le 9-4-1915)


Vue du Pont de l'Arc en 2011

Puits de la « Viello Fuon » (vieille fontaine)

Plan de la fontaine daté de 1885

(A. D. des Bouches-du-Rhône)













Partie arrière avec les degrés pour accéder à la manivelle de la pompe.

En 1768 ce puits public est creusé au croisement de la carraire de Saint-Eloi et du chemin menant aux Bastides… Cependant l'alimentation en fut aléatoire, et en 1779, année où sévit une sécheresse exceptionnelle, il ne fonctionne qu'alimenté par le déversement des eaux du fossé d'arrosage seigneurial.

Production agricole

Chiffres de la p^roduction depuis le début du XVIIIe siècle.

(Monographie historique de La Fare les Oliviers, p.32)


Voir   Affiche huile d'olive


Histoire de La Fare


période moderne


AGRICULTURE



La vocation de La Fare est foncièrement agricole : la seigneurie ne recèle que certaines plaques d'argile qui servent à produire tuiles et briques, la pierre de ses collines ne vaut rien, à qq exceptions près.

Le développement suit la mise en valeur à laquelle s'attache Vincent de Forbin ; c'est de tradition dans cette famille où, à Gardanne, Michel de Forbin, en plus de son domaine, prend des terres à ferme.


En Provence, pour repeupler, le seigneur donne à cens des terrains sur lesquels les intéressés peuvent construire et qu'ils peuvent défricher ; le cens est payé en numéraire ou en corvées ou produits, voire les trois.

Jouissant de franchises, les nouveaux farencs ont de petits abris puis des bastides.

A leur tour, ils font appel à de la main d'œuvre mouvante dont ils fixent partie par l'attribution de parcelles de terre. Avec les années, à des niveaux différents, les plus hardis agrandissent leurs biens plus ou moins subrepticement ; les plus travailleurs épargnent, augmentent leurs biens par voie d'alliances ; les plus entreprenants rendent service à leurs tenants et en récoltent les fruits. 

Pendant ce temps, sous la pression de besoins croissants ou de l'inconséquence, les nobles cèdent progressivement leurs terres puis leurs droits, au mieux ils donnent leurs biens en « emphytéose », souvent perpétuelle, aux plus riches, seuls susceptibles de verser les loyers correspondants…

En 1717, le seigneur de La Fare ne possède plus que ¼ des terres cultes en propre.


Cultures et irrigation


Le fossé du seigneur

Le problème de l'eau est fondamental en Provence. Déjà, sous les Romains, un aqueduc amenait l'eau de l'Arc à Mastromela (Berre) - un aqueduc de l'époque a «été retrouvé à Saint-Estève.

Quelques esprits entreprenants dont Adam de Craponne et les Oppède auxquels les Forbin vont s'allier, oeuvrent pour la prospérité de leurs affaires et de la région, grâce à des canaux permettant l'installation de moulins et l'irrigation des terres.

Vincent de Forbin demande au Parlement de Provence l'autorisation de prélever de l'eau dans l'Arc qui passe à la limite sud de ses terres. Autorisation accordée en 1567, la prise d'eau concédée se trouvant dans la plaine de Saint-Michel, fossé du Malvalat.

En 1570, Monsieur de La Fare achète le moulin à blé du Pont, sis dans la seigneurie de Ventabren.

En 1617 le fossé est enfin creusé.

En 1635, la Maison de Forbin, déjà propriétaire du Moulin du Pont, acquiert le moulin de Berre.

En 1663, un accord est passé entre le Conseil de La Fare et le seigneur, portant sur la construction d'un moulin hydraulique pour olives, plus puissant que celui à sang qu'il possède. Ce sera chose faite 43 ans plus tard… en 1706.

Après la vente des Biens Nationaux, et durant la Restauration, l'utilisation du fossé est réglée tant bien que mal, jusqu'à la mise sur pied d'un syndicat des arrosants. (p.34-35)


L'alimentation en eau du village

Les habitants du village n'ont que les eaux de pluie recueillies ou celles de l'Arc pour répondre à leurs besoins. Une fois le fossé creusé, par tolérance du seigneur, les villageois peuvent utiliser ses eaux pour leur usage personnel, leurs lessives et leurs b êtes, en des points précis.

Le procès à propos de la banalité du moulin à huile intenté par la Communauté fait réagir Monsieur de La Fare qui annule ses tolérances ; la population doit reprendre le chemin de l'Arc.

En 1768 un puits est creusé à St Eloi où l'eau a été décelée. En 1785 le puits municipal est équipé d'une pompe et un lavoir lui est bientôt adjoint.

En 1888 l'ensemble est aménagé et on peut lire : « Il existe au bas du village de La Fare, le long du chemin vicinal n°2, un puits couvert alimenté par une source d'eau douce et muni d'une pompe aspirante. Un lavoir en pierres de taille est établi à côté du puits. Ces puits et lavoirs qui sont d'une grande utilité pour les habitants de la commune se trouvent actuellement dans un état de délabrement complet et exigent des réparations indispensables… En outre, la conduite à ciel ouvert qui sert à l'écoulement des eaux savonneuses ne présente pas une pente suffisante : les eaux croupissent et répandent des miasmes délétères portant atteinte à la santé publique et notamment sur un point le plus fréquenté du pays ».  (La Fare-les-Oliviers   « Le Temps Retrouvé »,  p.44)

Sur une borne inaugurale, on peut lire que l'inauguration des fontaines publiques a eu lieu le 6 janvier 1889, Mr G. ROUSTAN étant maire.

                        

Répartition des cultures

Tableau de la répartition des terres  depuis 1705.

Selon le cadastre de 1832/1833, arrivent en tête les 356 hectares d'oliviers dans lesquels il conviendrait d'englober les amandiers. Les terres labourables ne couvrent que 112 hectares et les vignes 59. Les surfaces irriguées ne dépassent pas 22 hectares dont 3 sont consacrés aux jardins. Les terres incultes couvrent 565 hectares auxquelles on pourrait rajouter 40 à 50 hectares de jachères issues des assolements triennaux. C'est justement dans ces vastes terrains de parcours que dépaissent en 1836 quelques 2250 ovins et 300 redoutables chèvres. Le cheval est alors un luxe que s'offrent les riches : seulement 25 contre 142 mulets et 45 ânes…

Jusqu'en 1882, peu d'évolution, sauf quelques cultures industrielles comme le chardon à carder, cependant le phylloxéra a rendu la vigne à la portion congrue.

Les surfaces irriguées atteignent 38 hectares pendant que recule la jachère : l'irrigation transforme donc les cultures farenques : un canal existe depuis fort longtemps et de multiples utilisateurs privilégiés s'opposent et se contrarient, au point que sous le Second Empire un arrêté préfectoral du 18-8-1856 vient mettre de l'ordre. Une nouvelle association des arrosants de La Fare regroupe tasquiers, boulens, censiers, non-concessionnaires et usiniers, la dotation du canal restant de 350 litres à la seconde.


Les olives

Très tôt, Vincent de Forbin sollicite et obtient le droit d'arroser, ce que faisaient déjà les riverains du Béal de Berre depuis 1338.

Henri de Forbin fait planter des oliviers et dès 1635, des amandiers. La culture est pratiquée en plaine vers l'Arc, puis à flanc de colline grâce à des terrasses soutenues par des murs en pierre sèche (bancaous). Les cravons sont réservés à la dépaissance (pâturage) quant à la colline, elle est boisée.

Les efforts accomplis permettent à Monsieur de La Fare de donner à bail 75 lieux complantés d'oliviers, d'amandiers, de vignes, se dégageant ainsi de tout souci. Ce faisant, il contribuait à accroitre richesse et ambition des plus gros possédants. 

En 1787 on peut lire dans le dictionnaire de Provence : « La récolte principale de La Fare et de Coudoux est l'huile d'olives. On y recueille aussi des amandes à coque friable qui donnent un grand produit lorsque le froid du mois de mars ne détruit pas cette production hâtive ». La révolution ne devait guère modifier cet équilibre. Certes le froid de l'hiver 1789 avait détruit des oliviers et stoppé pour quelques années la production d'huile. Mais les oliviers étaient demeurés.

Les grands froids de 1820, qui gèlent les oliviers, provoquent la recherche de nouvelles cultures dont celle de l'oignon ; de ce fait, en plus du marché aux amandes, une foire aux oignons se tient durant la fête du pays (1824).

Une coopérative oléïcole est fondée en 1824, une coopérative vinicole suit en 1831.


La soie

La sériculture profite de la proximité de Salon, centre de tissage de la soie. En 1829 les filatures de soie étaient encore des plus sommaires. Le maire faisait observer que ces différents tirages n'étaient pas des usines comme à Salon, Pélissanne ou ailleurs : « Ce ne sont que de simples cabanes construites en été avec des planches… pour les mettre (sic) à couvert de l'ardeur du soleil ». On en comptait 6, abritant 40 bassines et employant 80 ouvrières.

On estimait à 8000 kg la quantité de cocons traités selon les procédés traditionnels (sans machine à vapeur). Un peu plus tard, le cadastre napoléonien signalait deux fabriques en dur : celle de Jean Avon près de la mairie et que fit agrandir en 1850 Frédéric Guien. Une autre, à droite en sortant du village sur la route de Saint-Chamas, appartenait à Pierre-Antoine Reyre.

Toutes les deux furent transformées en bâtiment rural en 1889, après la ruine des élevages de vers à soie ravagés par la « pébrine ».


La vigne

En 1929, la Cave Coopérative Agricole a été créée par les Vignerons du Castellas.

En 2008, la production de vin (de pays et AOC) est de 14 000 hectolitres.

Voir  la Cave Coopérative


Le blé

En 1717 il ya avait 42% des terres labourables à La Fare, dont une partie consacrée aux céréales comme le blé : au XIXe siècle on comptait encore dix aires de battage...

Voir  Le Grand Moulin


L'activité de la communauté

La vie active est basée sur l'agriculture et l'élevage du mouton. Les cultures dominantes sont successivement les céréales, les oliviers, les amandiers, les oignons, la vigne. L'artisanat puis le commerce se développent : cabarets, auberges, charron, forgeron, menuisiers…

Pour vivre il faut de l'eau : l'eau de pluie est recueillie en citerne pour la consommation courante. En cas de manque, comme pour abreuver les bêtes ou laver, il y a l'Arc  puis plus tard, le fossé du seigneur. 

A l'exclusion des gros tenants, des laboureurs et, dans une certaine mesure, quelques travailleurs possédant en propre de la terre, la population vit tant bien que mal. Lorsque la misère est trop grande, des parcelles de bois et communaux sont concédés temporairement aux plus déshérités.


Métiers exercés à La Fare  au XVIIIe siècle (p.92)

Les catégories socio-professionnelles de la Communauté farenque au XVIIIe siècle (pauvres exclus) :

  • Des journaliers
  • Quelques artisans
  • Quelques commerçants
  • Des ménagers ou laboureurs
  • Des bourgeois propriétaires

L'état de capitation de 1771 fait ressortir 12% de bourgeois propriétaires contre 5% en moyenne pour la Provence : il semble donc que la commune ait été plus aisée que beaucoup d'autres.

Plus tard, an XIXe siècle, un  bureau de bienfaisance coordonne puis renforce les actions privées (1869).


(Extraits de Monographie historique de La Fare les Oliviers, Jean G. Laviolette, 2e édition 1987, Association Sciences et Culture, Berre 13180)