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AIX et ARLES

Diocèse

Bienvenue sur le site de la paroisse de La Fare-les-Oliviers

Le bout de l'actuelle rue Thiers avant 1925

Le clocher de l'église réalisé en 1741-1743 avec son campanile en fer forgé ajouté en 1810 et son horloge placée, non sans quelque turbulence, en 1886. Au premier plan à gauche, belle maison provençale, (vers 1882 -1832) avec génoise  à 4 rangs de tuiles, ouvertures à encadrements en pierre de taille.  La treille vient compléter l'ensemble, occupé par l'épicerie Baptistin Rouvière. L'attelage dans la rue (un client?) est un char à banc classique, magnifiquement suspendu sur ses ressorts.  (source: La Fare-les-Oliviers   « Le Temps Retrouvé »)

Le clocher de l'église aujourd'hui

Il abrite les quatre cloches réalisés par un fondeur à Marseille en 1860, puis bénies par l'archevêque d'Aix. 

Elles ont pour nom respectivement " Saint Sauveur", "Vierge Marie", "Ste Rosalie", "St Louis de Gonzague", et chacune possède un parrain et une marraine qui sont les donateurs.

  

La façade de  l'église est très sobre

Sous un fronton triangulaire, on trouve un oeil de boeuf, puis la statue de saint-Sauveur dans une niche, initialement occupée par Saint Vincent avant que la "chapelle basse" ne devienne église paroissiale, et enfin le portail dont la belle porte en bois clouté date de 1741.

  

Les vitraux

Les trois vitraux de la nef centrale ont été réalisés en 1932 par un maître verrier.

Celui-ci représente sainte Rosalie, patronne de La Fare, un bouquet de roses à la main.

La chapelle de la sainte est éclairé par un joli vitrail en demi-cercle avec au centre un bouquet de roses et de lys qui composent le nom de Rosalie.

  

Les Fonts baptismaux

Ils sont de forme ovale en marbre gris : on suppose qu'ils viennent de l'église du château. C'est après leur transfert depuis l'église paroissiale primitive située dans l'enceinte du Castellas, vers "la chapelle basse" de Saint-Vincent, que cette dernière est devenue église paroissiale sous le vocable de "la Transfiguration du Seigneur", c'est-à-dire, Saint-Sauveur.

  

Plan de l'église de La Fare en 1898 (A.D. des BDR)

Ce document fut réalisé lorsque le Conseil de Fabrique voulut acquérir la maison et le terrain de Marie Honorat ( à droite et au  nord du sanctuaire).

Les chapelles sont, à gauche celle de saint Jean, au-dessus celle de sainte Rosalie, et à droite, celle de saint Louis de Gonzague (non indiquée) et au-dessus celle de la Vierge. (source: La Fare-les-Oliviers   « Le Temps Retrouvé »)

  


Eglise Saint Sauveur



L'église primitive Saint-Sauveur

D'après « Antiquités de la Vallée de l'Arc en Provence », le château de La Fare possédait une chapelle dès le Xe ou XIe siècle.

Elle était située au-dessous du Castellas actuel, mais à l'intérieur de l'enceinte : le plus ancien document l'attestant date de 1371. Elle est qualifiée d'église paroissiale d'après un texte de 1552  - donc ouverte aux habitants du lieu - et placée sous le vocable de Saint Sauveur, ou plus exactement, de la Transfiguration du Sauveur.*

En 1613, l'église est en très mauvais état -toujours dans l'enceinte du château- de plus elle est devenue trop petite et difficile d'accès pour les habitants des sept ou huit bastides qui constituent La Fare à l'époque, ce qui amène l'archevêque à ordonner son agrandissement.

En 1625, le Consul Jauffret déclare au Conseil « qu'il a été requis de l'agrandissement de l'église pour laquelle la Communauté, à faute de satisfaire pourrait connaître de gros dommages… »

IL faut une nouvelle église, une cloche, des fonds baptismaux, une maison curiale, un prêtre et un diacre…En septembre 1626, le Consul déclare que le Seigneur - Jean de Forbin (fils de Vincent) baron d'Oppède , seigneur de La Fare  - aurait accordé au baille que pour leur contentement, il leur baillait sa terre qui est joignant son clos de « plasse » (sorte de légumineuse) pour y faire ladite église, le cimetière et l'habitation du curé… à condition que pourra disposer à ses plaisirs l'église qui est dans l'enclos de son château. 

Visite de la chapelle avec maître Bonfilhon

                        

La « chapelle basse »  Saint Vincent

La construction, d'une surface de 12m x 6m comprend une porte et une fenêtre.

Le 12 janvier 1628 a lieu la bénédiction du cimetière et de la nouvelle église, qualifiée de « chapelle basse » ; elle est dédiée à Saint Vincent, patron des vignerons. Le titre « La Transfiguration du Sauveur » reste attaché à l'église du château jusqu'en 1653, date à laquelle la « chapelle basse » devient « église paroissiale » après que les fonts baptismaux y aient été transportés.

La chapelle du château étant tombée complètement en ruines, une nouvelle chapelle est construite.


La nouvelle église Saint-Sauveur

En 1734, on décide de construire une nouvelle église, ce sera l'église actuelle, mais qui mettra plus d'un siècle à prendre sa forme définitive, telle que nous la voyons aujourd'hui.

Le 4 septembre 1734 a lieu la pose de la première pierre :

Bénédiction par le curé Benoît

Pendant les travaux, l'ancienne église est laissée  intacte.

La partie Nord est achevée en 1740 (elle aura coûté  2750 livres ), puis la partie Sud en 1743, en même temps que le nouveau clocher (attribué à un maçon du pays pour 1200 livres ), celui de l'ancienne église étant détruit. Ainsi en 1743, l'église se compose d'une nef unique et d'un chœur décoré de peintures, tant sur les murs que sur le dôme (ciel bleu constellé d'étoiles). Le curé demande que des rideaux soient posés aux fenêtres afin de protéger ces décorations des ardeurs du soleil. Les vitraux sont posés plus tard.

En 1810, le campanile en fer forgé est posé sur la petite coupole qui couronne le clocher.

En 1834, la nef latérale droite (côté Est) est ajoutée, mordant sur l'ancien cimetière qui a été abandonné en 1788 au profit d'un emplacement près de l'oratoire de Sainte  Rosalie.

En 1864, c'est la nef gauche (côté Ouest, presbytère) qui est ajoutée. En 1883, la chapelle des fonds baptismaux est ouverte, conférant à l'église sa forme définitive.


VISITE GUIDEE

La Façade : architecture classique, dans la tradition provençale, plutôt modeste, avec la sobriété du style du XVIIe siècle, évitant le baroque du XVIIIe siècle. Le portail est surmonté d'une niche ornée d'une statue du saint Sauveur, qui remplace celle de Saint  Vincent auquel était dédiée l'ancienne église. Un œil de bœuf complète l'ensemble.

La porte en bois clouté, d'origine (1741), a été réalisée par  Joseph pascal, menuisier à Eyguières. On découvre une nef centrale séparée des deux nefs latérales par une série de piliers soutenant des arcs en plein cintre, un chœur, pas de transept.

En 1785 un cadran solaire est adjoint en haut et à droite du corps central. Une croix de fonte existait en 1850 sur la façade ; pour pallier cette absence, une petite croix de fer est scellée sur le fronton en 1886, 3 ans après l'ouverture de la chapelle du Baptistère. 


La nef centrale : éclairée par trois vitraux représentant de droit à gauche, Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus, Notre Dame du Rosaire et Sainte Rosalie qui tient un bouquet de roses à la main. L'ensemble a été réalisé par le maître verrier Bessac  à Grenoble en 1932, dont l'atelier fut créé en 1860. A droite de l'entrée, un beau bénitier en pierre du pays qui rappelle par sa forme les fonds baptismaux.


La nef latérale droite : 

-   les fonts baptismaux, tout de suite à droite, sont de forme ovale en marbre gris : on suppose qu'ils viennent de l'église du château, les documents mentionnant leur transfert. Ils sont surmontés d'un beau Christ en bois sculpté. On voit également une belle statue de la Vierge en bois d'olivier, œuvre d'un prix de Rome. Sur la droite, un beau vitrail récent représente le Christ Sauveur.

-  l'autel de Saint Louis de Gonzague (1568-1591), patron de la jeunesse chrétienne, victime de son dévouement aux pestiférés, explication peut-être de sa présence dans l'église de La Fare. Posé en 1873, l'autel est en marbre blanc à incrustations dorées ; il est entouré de deux statues en plâtre blanc, saint François d'Assise et un ange gardien conduisant un enfant.

-   le confessionnal du XVIIIe siècle, très sobre, est en noyer, surmonté d'un tableau de 1880 représentant Sainte Cécile, patronne des musiciens, offert en 1883  par le Corps de Musique du village.

-   l'autel de la Vierge est au fond de la nef, en marbre blanc, surmonté d'une jolie statue, la Vierge écrasant le serpent et ouvrant ses bras aux fidèles… On remarque au plafond une rosace, des angelots enpourant le Sacré-Cœur, seuls vestiges de la décoration primitive de l'église, autrefois entièrement peinte.


Le chœur : remanié vers 1970, après Vatican II, pour que l'autel soit face aux fidèles, il est lambrissé de noyer, sans doute d'origine.

-  le maître autel est de 1741, en pierre blanche de la carrière de La Fare, réalisé par un sculpteur d'Avignon nommé Isard.

-  le Christ en bois qui orne l'abside proviendrait de l'ancienne croix de mission du quartier des cabaretiers, qui selon les anciens, se serait situé entre l'église et la Grande Bastide, l'Atelier de s Ris actuel. Cette croix, érigée en 1750, fut ensuite placée sue la façade est de l'église puis installée en 1972 dans le chœur.

-  à droite de l'abside, un tableau du XVIIe siècle, peint par Armelin, représente la Transfiguration : il a remplacé le retable de saint Vincent quand l'église, devenue paroissiale, a pris le nom de Saint Sauveur.

-  à gauche, un tableau de facture assez naïve, représente saint Dominique et sainte Catherine de Sienne recevant des rosaires des mains de l'Enfant Jésus - dont la taille est inhabituelle.

-  au fond de l'abside, sur la gauche, a été réinstallé le tabernacle du XVIIIe siècle qui se trouvait sur le maître autel avant son déplacement. On note en particulier les têtes d'anges qui soutiennent  une tablette. A l'origine recouvert de plâtre doré, il a été entièrement décapé.


La nef latérale gauche :

-   l'autel de saint Joseph est à gauche en entrant dans l'église, entouré des statues en plâtre blanc de sainte Jeanne d'Arc et de saint Jean-Marie Vianney. Joseph tient l'Enfant Jésus par la main ; jolies sculptures du XIXe siècle en marbre blanc  sur le tabernacle et le devant de l'autel.

-   l'autel de Sainte Rosalie, patronne du village, est au fond de la nef ; sa statue, de même facture que celles de la Vierge et de saint Joseph, domine un autel en marbre gris, chapelle refaite en 1933, don de Emile et Marie AVON.

Un beau vitrail en demi-cercle éclaire la chapelle, il représente un bouquet de roses et de lys qui composent le nom de Rosalie. Une statue en plâtre blanc de sainte Thérèse de Lisieux  complète l'agencement de la chapelle. L'ensemble de la nef a été rajouté au XIXe siècle.

Une plaque de marbre dédiée à Sainte Rosalie, en reconnaissance de sa protection du village durant la dernière guerre est bénie en 1946.

-  L'absence de chaire est récente : en effet, elle fut supprimée par l'abbé Pellegrin, curé de 1914 à 1953. Rendu incapable par l'âge d'y monter, il la fit descendre, puis elle disparut -sans laisser de  traces… Elle se trouvait sur le pilier gauche, près de la chapelle Sainte Rosalie.


Les cloches :

L'église est dotée de quatre cloches réalisées par Baudoin frères, Fondeurs à Marseille en 1860. Elles furent bénies par Mgr Georges Chalandon,  archevêque d'Aix.  Chaque cloche porte un nom et possède un parrain et une marraine qui sont les donateurs :

-   ouest, Jesu salvator mundi miserere nobis (Saint Sauveur)  550 kg

-   nord, st Aloysi Gonzaga OPN (Saint Louis de Gonzague)  550 kg

-   est, sancta Rosalia OPN (Sainte Rosalie)  180 kg

-   sud, Maria sine labe concepta OPN (Vierge Marie)  280 kg

Ces cloches rythment aujourd'hui la vie du village.


Ensevelissements dans l'église

Dans les archives de 1675, on apprend que  Anne Simiot  fut ensevelie dans sa tombe « dans l'église ». La dernière inhumation a été celle de Pierre Hilarion Joseph de  Roux en 1766 ; entre temps, 28 inhumations concernant la Maison de  La Fare avaient eu lieu.

Sans doute y eut-il d'autres caveaux car en 1706, un vicaire est enseveli dans « la tombe de l'église» ; en 1743, c'est au tour de P. Benoît, Curé Perpétuel. En 1776, un Edit met un terme à cette pratique en interdisant les inhumations dans les églises. (Monographie historique de La Fare les Oliviers, p.119)


(*) Transfiguration : état rayonnant de lumière dans lequel le Christ apparut à trois de ses disciples, Pierre, Jacques et Jean, sur le mont Thabor. Cet épisode des Evangiles a donné naissance à d'innombrables tableaux, en particulier celui de Raphaël, celui de l'église Saint-Sauveur est d'origine beaucoup plus modeste.